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Les femmes doivent s’impliquer plus en politique 

Une cinquantaine de femmes, issues de différents partis politiques, a pris part mercredi à l’hôtel Le Plaza à un atelier sur le renforcement des compétences des femmes membres de partis politiques de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea International). Organisée de concert avec le Programme des nations unies pour le développement et l’IFES, l’initiative a pour but d’inciter les femmes à intégrer les partis politiques et à ne pas les cantonner dans leurs rôles traditionnels.

« Ce programme vise à favoriser l’émancipation des femmes au sein des partis politiques de façon à ce qu’elles puissent passer de l’exercice de la responsabilité politique au sein des partis à des postes de responsabilité au Parlement, dans l’exécutif et au niveau des collectivités territoriales », a déclaré, d’entrée de jeu, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, directrice de programme à l’IDEA International La Constitution amendée prévoit un quota d’au moins 30% de femmes dans les sphères de décision de la fonction publique. Quand les partis politiques auront à choisir leurs candidats, les choix se feront au sein des regroupements politiques, dont bon nombre de femmes sont membres. Consciente de cela, Mme Lassègue croit nécessaire de renforcer les compétences et le leadership des femmes, de sorte que leur chance soit plus grande d’être choisies comme candidates. Toujours dans le cadre de ce programme, il y a déjà eu récemment une première rencontre consacrée à la présentation du projet de renforcement des compétences féminines. Au cours de celle-ci, les femmes ont identifié maintes embûches à la pleine jouissance de leurs droits au sein des partis politiques. Les questions de formation, de la timidité, de la responsabilité familiale ont été, entre autres, abordées. « Les femmes ont ainsi franchi un pas important dans la lutte pour leur émancipation dans la vie politique de leur pays », dit l’ex-ministre à la Condition féminine, soulignant une tendance traditionnelle qui veut que les postes importants au sein des partis soient toujours réservés aux hommes. Dans la perspective de toute élection, a-t-elle poursuivi, pour que les partis puissent choisir autant de femmes que d’hommes comme candidats, il faut que les femmes exercent déjà leur leadership au sein des structures politiques. « Cette activité se révèlera cruciale pour l’avenir des femmes membres de partis politiques », croit Marie-France Claude, présidente du Parti démocrate chrétien haïtien (PDCH), souhaitant une plus grande présence des femmes au sein des partis politiques. Pourtant, elle dit regretter que les femmes soient beaucoup plus présentes dans les organisations de la société civile que dans les structures politiques. Evelyne Chéron, secrétaire générale adjointe du parti Respè, croit pour sa part qu’il y a une hypocrisie dans le débat relatif à l’implication des femmes dans la politique de leur pays. « Les femmes ne votent pas nécessairement pour les femmes, dit-elle. Il y a un manque de consensus et de concertation au sein du secteur quand il est question d’aller voter. » Au-delà de la présence de Lourdes Gonzalez du PNUD et d’Alessandra Rossi de l’IFES, la journée a également été marquée par deux conférences. La première a été présentée par Marie-France Joachim de la Sofa sur « La politique d’égalité des sexes » et la seconde par Lisa François de Fanm yo la sur « La nécessité de l’implémentation du quota ».

Juno Jean Baptiste

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