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Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 : Un cauchemar répété pour beaucoup d’haïtiens 

Port-au-Prince !  Mardi 14  Janvier 2014

Des habitants de Port-au-Prince, ayant vécu l’expérience cauchemardesque du mardi 12 janvier 2010 à 4 heures 53 de l’après-midi, continuent d’éprouver des difficultés à effacer leurs mauvais souvenirs.

Ces 35 secondes de secousse tellurique de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter, laissent, en effet, des réminiscences indélébiles dans la mémoire de ces citoyens.

« Notre imagerie est toujours hantée par les répliques, les cadavres amputés, déchiquetés, pendus ou disséminées dans les rues, les cris de détresse, les blessés, les handicapés, les bâtiments effondrés…, à chaque fois que nous ruminons ce cataclysme, confient certains de ces habitants à un reporter de Haïti Inter Presse.

« L’évènement m’a surpris au bâtiment de l’Institut national d’Administration, de gestion et des Hautes études internationales (INAGHEI), je me suis accrochée à une étudiante en implorant Jésus. Heureusement, le bâtiment ne s’est pas effondré », se rappelle, Adeline Clergé, diplômée en Sciences Comptables.

« Je suis angoissée à chaque commémoration de cette catastrophe et à la pensée de revivre une telle expérience », dit-elle.

 

« Mon mari, notre fils, et moi, étions dans notre appartement à la ruelle Alerte, quand nous ressentions, du 3e étage, le bâtiment en train de s’écrouler sous nos pieds: Goudou goudou, Goudou goudou, Goudou goudou… »,  raconte Naomie Dimanche.

« Le mur de notre chambre ne s’est pas affaissé, mais nous avons eu toutes les peines du monde à ouvrir la porte », souligne-t-elle.  « J’ai, depuis ce jour, en horreur les dalles et les maisons à étage, et je tremble à l’idée que les choses autour de moi donnent l’impression de bouger », explique-t-elle.

Quatre ans après, de nombreux Haïtiens souffrent encore des séquelles de cette catastrophe, notamment des orphelins, des handicapés, et ceux qui vivent dans la précarité sous des tentes dans plusieurs camps de déplacés de la région métropolitaine de Port-au-Prince. D’autres pourtant expriment leur reconnaissance à Dieu d’être toujours en vie.

 

HIP (03)                           

Jude St Fleur

judestfleur@gmail.com

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