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Le président du Ctcep plaide pour une dépolitisation de la structure électorale 

Le président du Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep), Emmanuel Ménard, préconise une structure électorale exempte d’influence politique.

Participant, au Méxique, à un atelier international d’échange avec des pays de l’Amérique centrale et des Caraïbes, sur certains problèmes rencontrés en ce qui à trait à l’organisation d’élections, Emmanuel Ménard voit la nécessité de ne pas mélanger la mise en œuvre d’un processus électoral à de la politique.

« L’organisation des élections n’a rien de politique. Nous devons arriver à dépolitiser l’appareil, la machine technique pour faire les élections », déclare-t-il au cours d’une interview accordée à la station privée Caraibes FM, le mercredi 3 juillet.

La dépolitisation de la machine électorale est selon lui, une condition sine qua non pour parvenir à l’établissement de « structures politiques viables ».

Ces propos arrivent au moment où beaucoup redoutent une connivence entre le chef du Ctcep et l’exécutif, en particulier le président de la République Michel Martelly.

Ménard rejette ces allégations, car, dit-il, « au sein de l’institution électorale c’est la technique qui doit prévaloir ». Il dénonce également certains conseillers du Collège qui seraient surtout en train de faire de la « politique » au sein de celui-ci.

Les prochaines élections se révèlent de plus en plus cruciales. Un avant-projet de loi électorale est au niveau du cabinet technique de la présidence et fait l’objet de discussions pour ensuite être acheminé au parlement haïtien.

Une fois la loi électorale votée et promulguée, le Ctcep aura entre autres à s’atteler à l’établissement d’un calendrier électoral.

Le parlement haïtien, spécialement le sénat, reste sceptique quant à la tenue des élections d’ici la fin de l’année.

Formé normalement de 30 membres, le sénat haïtien fonctionne actuellement avec 20 sénateurs. Le mandat de 10 autres devra arriver à terme le deuxième lundi du mois de janvier 2014.

Des parlementaires craignent une déclaration de caducité du parlement par la présidence en janvier 2014, si les élections n’auraient pas lieu à la fin de l’année 2013 pour renouveler le tiers du sénat.

Pour contrer ce problème, 16 sénateurs sur 18 présents ont voté, le mardi 2 juillet, pour la modification de certains articles de la loi électorale de 2008 pour reporter la fin de leur mandat au deuxième lundi de janvier 2015.

La loi modifiée est transmise à la chambre des députés. Si elle est votée dans les mêmes termes, il restera à l’exécutif de la publier.

Alter Presse

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