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L ‘école devient-elle l’otage de la politique ? 

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Port-au-Prince ! Lundi 7 octobre 2019.-

Toute société pour se développer a besoin des gens capables  de la transformer dans toutes ses composantes.

Cette transformation exige l’engagement citoyen à travers des actions concrètes et palpables.

Etant un facteur de développement, l’éducation joue un role prépondérant dans la formation des citoyens et citoyennes.

Ainsi, l’école qui est considérée comme une institution chargée de donner un enseignement collectif général aux enfants, ne peut ou mieux, ne doit pas être l’otage d’aucun groupe évoluant dans la communauté.

En Haiti, beaucoup de gens à travers leurs palabres, ne sont pas préoccupés par ce besoin nécessaire et important pour la société tant les passions politiques se déchainent.

Le 9 septembre, l’Etat haitien a ouvert l’année scolaire 2019-2020 comme cela se fait dans tous les pays.

Il a prévu 189 jours de classe pour un pays qui connaît, à des intervalles réguliers, des turbulences politiques depuis 33 ans.

Une semaine après l’ouverture des classes, la grande majorité des établissements scolaires ont été contraints par des menaces de toutes sortes d’interrompre leurs activités.

Depuis, les écoliers et écolières appelés à assurer la relève de cette société, sont privés du savoir et obligés de rester à la maison.

Une majorité silencieuse par peur, ne veut pas revendiquer ses droits ou s’affirmer pour ne pas être identifiée par ceux-là qui utilisent la violence comme mode d’expression pour faire valoir leurs points de vues et exprimer leurs revendications.

Pouquoi la société en général en Haiti est devenue l’otage de la politique qui a engendré des situations qu’elle n’est pas en mesure de résoudre depuis plus de trois décennies, se demande t-on ?

Les acteurs politiques haitiens « opposition et pouvoir » se renvoient la balle quant à la responsablité de la déchéance de notre société.

De toute façon, chacun doit mettre de côté son orgueil et privilégier l’intérêt des enfants pour permettre aux élèves de retourner à l’école après la vacance forcée résultant des querelles politiques.

Donc, l’école doit  rester au-dessus des considérations partisanes et fonctionner sans interruption dans l’intérêt supérieur du pays !

 

André Marc ODIGE

Directeur de l’Information

Radio Nationale d’Haïti

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