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Décès de Jirô Taniguchi, maître de la bande dessinée 

IMG 2 Jiro (Japonais)

Paris ! Samedi 11 Février 2017.-

Par  AFP

Jiro Taniguchi, un des maîtres de la bande dessinée japonaise, auteur notamment de “Quartier lointain”, est décédé samedi à Tokyo à l’âge de 69 ans, a annoncé Casterman, son éditeur en France.

Révélé à la fin des années 1980 avec “Au temps de Botchan” puis une dizaine d’année plus tard avec “Le Gourmet Solitaire”, Jiro Taniguchi suivait des soins médicaux difficiles ces dernières semaines, selon son entourage.

Rendu célèbre pour d’autres ?uvres comme “L?Homme qui marche”, ce maître du manga promenait le lecteur dans l’intimité des quartiers japonais et dans des histoires humaines et apaisantes, non sans rappeler le cinéma de son compatriote Yasujiro Ozu.

Celui dont les influences graphiques étaient plutôt européennes, en la personne par exemple de Jean Giraud (Moebius) avec lequel il publia “Icare”, a séduit de nombreux lecteurs dans le monde et notamment en France. En 2015, le festival d?Angoulême lui avait rendu hommage avec une large rétrospective. A ce moment-là, l?ensemble de ses titres publiés en français par les éditions Casterman s?étaient vendus à plus d?un million d?exemplaires, selon Casterman.

Douze ans auparavant, il s’était vu décerner le prix du meilleur scénario à Angoulême, pour le premier tome de “Quartier lointain”.

Véritable passeur entre le manga et la bande dessinée occidentale, il a bâti une ?uvre foisonnante et humaniste dont la variété de tons et de genres est exceptionnelle.

Né en août 1947 à Tottori, au Japon, dans une famille très modeste, Jiro Taniguchi a débuté dans la BD en 1970 avec “Un été desséché”.

Très marqué par le tsunami meutrier et l’accident nucléaire de Fukushima survenus en 2011, il avait confié à l’AFP, dans un petit atelier de Tokyo au milieu d’un monceau de livres, avoir failli renoncer à son métier, ne voyant plus au milieu d’un tel désastre quelle pouvait être l’utilité de son métier.

“Ce sont les lecteurs, des Français notamment, qui m’ont incité à continuer”, assurait-il alors.

Jirô Taniguchi avait reçu en 2011 les insignes de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

 

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