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Coronavirus: un ramadan confiné, l’ONU se mobilise pour un vaccin 

IMG RAMADAN

Genève ! Vendredi 24 avril 2020.-
Par AFP
Des centaines de millions de musulmans ont entamé vendredi un mois de ramadan placé sous le signe du confinement face à la pandémie de coronavirus, que les Nations unies espèrent combattre en accélérant la production d’un vaccin qui serait accessible à tous.
L’ONU et son organe en charge de la santé, l’OMS, ont présenté vendredi une initiative mondiale pour la production de remèdes contre la pandémie, qui a fait plus de 190.000 morts et mis la planète à l’arrêt.
L’esplanade de la Grande mosquée de La Mecque désertée, des lieux de culte fermés: après les fêtes chrétiennes de Pâques et la Pâque juive, une grande partie du monde musulman est entré dans un mois de jeûne sans prières collectives ni repas partagés.
“Ce ramadan est très différent, il n’est simplement pas festif. Je suis déçue de ne pas pouvoir aller à la mosquée mais que pouvons-nous y faire?”, se résigne Fitria Famela, une femme au foyer en Indonésie.
Le roi Salmane d’Arabie saoudite, dont le pays abrite les deux lieux les plus saints de l’islam, s’est dit “affligé” par la situation, mais a insisté sur la “protection de la vie et de la santé des peuples”.
Alors que plus de la moitié de l’humanité est confinée, l’OMS a prévenu que seule la découverte d’un vaccin ou d’un traitement efficace permettrait de juguler la pandémie. Et cela prendra “longtemps”, a souligné son patron, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Face à l’urgence sanitaire, une course mondiale s’est engagée entre laboratoires pour trouver le produit adéquat, avec à la clé la perspective de dividendes considérables. Une demi-douzaine d’essais cliniques ont été lancés, notamment en Grande-Bretagne et en Allemagne.
Mais l’enjeu est d’obtenir un vaccin et un traitement “qui soient abordables, sûrs, efficaces” et surtout disponibles “pour tous, partout”, a souligné vendredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, mettant en garde contre une solution qui ne bénéficierait qu’à “une moitié du monde”.
Mais ni la Chine, ni les Etats-Unis, aujourd’hui épicentre de la pandémie avec plus de 50.000 décès, ne se sont associés à la présentation de cette initiative. Celle-ci mobilise plusieurs pays d’Europe, le continent le plus frappé avec 116.000 morts.
Le président américain Donald Trump pour sa part semé la consternation en suggérant l’injection aux malades de désinfectant alcoolique. Face à la bronca, il a finalement assuré que ses propos étaient “sarcastiques”.
Face au risque de chacun pour soi, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du Commerce ont mis en garde vendredi contre la tentation de prendre des mesures protectionnistes sur des biens clés comme les médicaments.
Dans ce contexte, les difficile négociations post-Brexit entre Londres et l’UE patinent, avec aucun “progrès tangible” constaté vendredi par le négociateur européen Michel Barnier. “Le Brexit est devenu la dernière roue du carrosse avec la pandémie”, observe une source européenne.
Les 27 peinent également à s’entendre entre eux: jeudi, ils ont remis à la mi-mai l’élaboration d’un plan de relance commun, alors que le FMI prévoit pour 2020 une récession d’au moins 7,1% dans l’UE.
Outre-Atlantique, où le PIB devrait plonger de 12% au deuxième trimestre, M. Trump a signé un nouveau plan d’aide aux PME et aux hôpitaux de près de 500 milliards de dollars, qui s’ajoutent au plan de relance historique de 2.200 milliards approuvé fin mars.

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